Le Nouveau Tartuffe

Avant-propos

Si Molière revenait, il aurait fort à faire. Si ce n’est les siècles et les sciences, le langage passé d’âge, rien ne le surprendrait. Pourrait il en rire? Assurément. Au pays de Molière, il vit tant de Tartuffe, que c’est presque devenu une figure bien ordinaire.

Quand Bella écrivit ce texte, la première version, elle le fit lire comme à son habitude à ses deux chevaliers servants. Tous deux en rire. Chacun pensa que c’était l’autre qu’elle avait croqué. Inévitablement l’un des deux se trompait. Mais au final, il aurait pu convenir à chacun d’entre eux, comme il conviendrait à d’autres homme .

A croire que les hommes manquent de tout et essentiellement de sincérité et d’imagination, tellement ils sont prévisibles, presque clonés. C’est presque déprimant. Sauf, qu’à croquer elle avait éprouvé un plaisir immense, sûrement que Molière l’aurait compris.

 

otarie joueuse

Il s’approche de vous, avec ses gestes doux.

Vous entoure de fantaisie et de milles couleurs.

Un vrai feu d’artifice pour jeune fille en fleurs.

Il caresse votre âme pour saisir votre cœur

Et vous offrirait bien mille et une douceurs.

Pour voir naître en vos yeux, cette sublime lueur

Celle qui vous livre, transie sans la moindre pudeur.

Il vous glisserait bien quelques mots chauds et fous

Qu’il murmurerait là, au creux de votre cou

Pour vous avoir, il est prêt à Tout

Que n’écrirait il pas pour Vous?

Rien qui ne vous offense ou paraisse trop niais

Un poème intitulé « Aux beaux yeux »qui vous célèbrerait

Et pour vous plaire en ferait il un sonnet?

Il joue avec les mots comme avec ses pinceaux

C’est un maître, un artiste…

Peintre des mots, poète des couleurs

De toutes vos émotions, il joue avec ardeur

Virtuose il l’est en toutes choses

Marionnettiste, il tire vos ficelles

Vous apprend à sourire, vous pousse à rire

Maître de l’illusion, la musique semble si belle

Que la pauvre oiselle dans ses bras s’abandonne.

Oubliant qu’en toutes choses, il faut prudence garder

Au risque de périr brûlée, sacrifiée sur le bûcher

Fusse t-il celui des vanités

Cet homme est un charmeur, un dandy séducteur..

Il oublie le temps, il oublie les serments

De l’une à l’autre, il va déballant ses appâts

Mélangeant les passions et les prénoms,

Il joue avec les mots, embrase les sentiments…

Il traite chacune d’entre vous, de la même façon.

Chacune est la seule, l’Unique

Il n’adore que VOUS

Tout ce qui vient de VOUS est béni

Il aime VOS sourires, VOS rires

Même vos colères…

Tant qu’elles sont éphémères….

Il a tous les droits, vous n’en avez aucun

Parfois, il semble si sincère….

A trop vouloir comprendre, finit-on par tout entendre?

A trop vouloir cacher, finit-on par tout perdre?

A moins qu’il ne se perde

Et ainsi, ne vous perde…

A force de trop jouer

Les forces vont lui manquer…

Que pourrait il expliquer?

Il n y a rien à expliquer……

Vous n’êtes rien du tout

Il a tout joué, même les jaloux

Mais de VOUS, il s’en fou

Des femmes, il n’a rien appris

Mais il leur a tout pris

Vous le trouviez Unique

C’était juste le nouveau Tartuffe

 

Bella 26 11 2013 remanié et étoffé le 18 04 2016 et 23042016

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s